Une année météo 2016 très défavorable : un printemps froid et humide, des sols gorgés d’eau, un été peu ensoleillé.

  Un triste record : les céréales d’hiver implantées sur la ferme du lycée ont enregistré le rendement le pire de ces 20 dernières années avec une piètre qualité.

Tous dans le même bain : Colza d'hiver, blé d'hiver, orge d'hiver ont tous connu la désillusion. de quoi pleurer!

 

  Et pourtant tout avait bien commencé:

·         Pourtant l’automne avait été favorable, l’hiver doux

·         Pourtant le nombre de pieds était satisfaisant

·         Pourtant le nombre de grains était favorable

·Mais .. mais… mais la migration des réserves des feuilles vers le grain s’est mal faite:

Culture versée, couchée au sol, manque de soleil, manque d’épanouissement!

CHAMP 

 PAILLE

  Comme aux JO un jour sans : C'est comme si un athlète s'était entrainé pendant toute une saison et qu'à la fin .. Catastrophe ... Plus de jus le jour J, la performance tant attendue n'est pas au rendez-vous!

Des signes de détresse : tu as un petit grain!

·         Le rendement très faible: 15 quintaux/ha en colza, entre 30 et 40 quintaux en blé et orge.

·         Une qualité médiocre: des grains tout, tout petits, un poids de mille grains très faible, un poids spécifique dérisoire

De désillusion en désillusion:

·         Une farine de blé de très mauvaise qualité, incapable de donner du bon pain. Ce blé espéré panifiable ne peut l'être et devient déclassé en blé fourrager destiné aux animaux.

·         Un prix du blé au plus bas car la récolte mondiale a été bonne: moins de 100 euros/tonne quand en 2015 le prix oscillait 160 €/tonne.

Vivement la récolte 2017 : le métier d'agriculteur est de s'adapter en permanence, de se plier au climat et d'espérer toujours et toujours. Il faudra attendre l'an prochain pour espérer des rendements plus valorisants et la qualité revenir au rendez-vous.

Didier AUBRY